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| Ville arrivée | Ville départ | Date départ | Date arrivée | Tarif TTC | Nom de la compagnie | |
|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-07-26 | 2011-08-09 | 72 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-07-05 | 2011-07-08 | 73 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-07-24 | 2011-08-04 | 83 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-07-10 | 2011-07-20 | 83 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-07-21 | 2011-08-01 | 84 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Bruxelles | 2011-06-09 | 2011-06-16 | 94 € | Brussels Airlines |
![]() | Rome | Mulhouse | 2011-06-16 | 2011-06-19 | 99 € | Swiss |
![]() | Rome | Nice | 2011-06-02 | 2011-06-06 | 102 € | BV |
![]() | Rome | Geneve | 2011-06-06 | 2011-06-09 | 106 € | Alitalia |
![]() | Rome | Geneve | 2011-05-23 | 2011-05-30 | 107 € | Alitalia |
ROME - Roma, jadis capit. de l'empire romain et (du vIIIe Siècle à 1870) des Etats de l'Eglise, auj. capit. du roy. d'Italie ; sur les deux rives du Tibre, mais principalement sur la riv. g. ou orientale, par 10° 6' 21" long. E., 41°54' lat. N.; 520 000 hab. (non compris beaucoup d'étrangers). Son emplacement occupe 15 collines, dont 10 naturelles (Palatin, Capitolin, Quirinal, Viminal, Esquilin, Cœlius, Aventin, Janicule, Vatican, Pincio), et 5 artificielles (Testaccio, Citorio, Giordano, Savelli, Cenci) ; elle a plus de 18 kil. de tour, mais elle n'est pas toute habitée : presque tout ce qui est habité auj. est au N. de la Rome ancienne. La partie à droite du fleuve se compose de la Cité Léonine et du Trastevere. Les deux rives du fleuve communiquent par 7 ponts en pierre et en fer : 3 en amont, les ponts Margherita, St-Ange et Sixte ; 2 à travers la petite île de St-Barthélemy, qui divise le fleuve en 2 bras ; le 5e, au-dessous de l'île, appelé le Ponte Rotto, parce qu'il demeura longtemps ruiné. Nulle ville au monde n'offre autant de monuments anciens et modernes accumulés sur un espace aussi étroit. On y entre par 15 portes, dont celle du Peuple (de Popolo), située au N., est la plus belle ; on distingue quelques rues fort belles (del Corso, Nazionale, Vittorio Emanuele, di Ripetta, di Babuino Giulia, Longara), mais la plupart des autres sont étroites et tortueuses. Depuis l'occupation de Rome par Victor-Emmanuel (20 septembre 1870), le Quirinal est la résidenoe du roi d'Italie, et le Vatican celle du pape. On remarque aussi dans Rome le palais de Latran, le château Saint-Ange, citadelle qui défend la ville au N., le Nouveau-Capitole, la Chambre des Députés, le palais de la chancellerie apostolique, celui de Venise, la Douane, la Sapienza, le Collège Romain, le Grand-Hôpital, les théâtres Costanzi et Argentina, une foule de palais et de villas (Barberini, Doria, Colonna, Rospigliosi, Borghese ou villa Pinciana, Medici, Farnese, Aldobrandini, Albani, Ludovisi Piombino, Casali, etc.) ; de nombreuses églises : l'église St-Pierre (regardée comme le plus bel édifice du monde), la basilique de St-Jean de Latran, Ste-Marie-Majeure, St-Paul, St-Laurent hors les murs, St-Sébastien, Ste-Marie des Anges, St-Pierre ès liens, St-Pierre in Montorio, et plus de 300 autres ; de superbes fontaines (Trevi, Sextine, de Paul V, de Termini, de la place Navone, etc.) ; les places de St-Pierre, d'Espagne, de Monte-Cavallo, Navone, Colonna, dont plusieurs sont ornées de colonnes (colonne Trajane, col. Antonine) et d'obélisques antiques. Sous la ville s'étendent d'immenses catacombes. — Rome a une université (vulg. la Sapienza). Ensuite viennent le Collège Romain (fondé par les Jésuites), qui est comme une seconde université, le collège de la Propagande, les collèges Nazareno, Anglais, Irlandais, Ecossais et 17 autres, le Séminaire Romain ; l'institut des Sourds-Muets, Ripa Grande, l'Académie romaine de St-Luc, les diverses écoles des Beaux-Arts pour les élèves étrangers qu'y envoient la France, l'Autriche, l'Angleterre, etc., l'Ecole française de Rome, pour l'étude des monuments anciens. Parmi les Académies et les Sociétés savantes, nous citerons les Arcades, les Nuovi Lincei, l'Académie théologique, la Tiberina, la Latina, la Filodrammatica. Nombreuses bibliothèques, dont plusieurs extrêmement riches en manuscrits (celle du Vatican surtout, puis celles : Nazionale, Alessandrina, Ara Celi, Minerva, etc.) ; magnifiques galeries et musées du Vatican et du Capitale, renfermant une foule de tableaux, sculptures, gravures, inscriptions, médailles, pierres gravées ; observatoire, cabinet d'histoire naturelle, jardins botaniques, musées d'anatomie, etc. L'industrie de Rome n'est pas très active : elle produit surtout des gazes, rubans, satins, draps inférieurs, fleurs artificielles, odeurs, instruments de musique et surtout de fort beaux ouvrages en mosaïque, en corail, camées, etc. Nombreuses imprimeries, assez grand commerce de librairie. — Le climat de Rome, salubre l'hiver, l'est moins en été : le sirocco et l'aria cattiva (la malaria) y causent des fièvres. M. de Rossi a reconstitué en 1879 les plans primitifs de l'anc. Rome. Elle consista d'abord en une enceinte carrée (Roma quadrata) sur le Palatin. Elle s'étendit progressivement sur la plaine du Tibre et les 12 collines (Capitolin, Palatin, Quirinal, Aventin, Vatican, Viminal, Esquilin, Janiculo, Cœlius ou Lateranus, Testaceus, Citorius, Pincius). Dès le temps des Tarquins, elle fut assainie par des égouts (Cloaca Maxima). Brûlée par les Gaulois, elle fut rebâtie à la hâte, mais sans plan régulier. Elle possédait, sous la République, 37 portes (parmi lesquelles les portes Triomphale, Carmentale ou Scélérate, Esquiline, etc.), 6 ponts, près de 500 temples et de nombreux palais. Sous Auguste, Agrippa fit dresser probablement le plan de la ville, qui fut divisée en 14 régions ou quartiers. Brûlée sous Néron, elle fut entièrement reconstruite sous Vespasien ; de grands quartiers s'y ajoutèrent jusqu'au temps d'Aurélien, qui fixa peut-être le tracé d'une nouvelle enceinte d'octroi. Sous les empereurs, Rome fort embellie possédait de superbes aqueducs, Aqua Martia, Aqua Virgo, etc., le Colossée (Colisée), le Cirque, le Panthéon, les restes du théâtre de Marcellus, ceux des Thermes de Titus, de Caracalla, de Dioclétien, des arcs de triomphe (de Tite, Constantin, Septime-Sévère), les colonnes Antonine, Trajane, Duillienne, des obélisques, relevés pour la plupart par Sixte-Quint, le mausolée d'Hadrien (auj. château St-Ange), puis les mausolées d'Auguste, de Métella, de C. Cestius. On cherche en vain l'ancien Capitale, qui est en partie remplacé par le Campidoglio (Voy. CAPITOLE) ; le palais des Césars, le Forum (qui est maintenant l'objet de fouilles importantes). Rome a produit une foule de grands hommes : les nommer, ce serai t faire l'histoire de cette ville célèbre (Voy. ci-après). Dans les temps modernes, elle a surtout brillé par les arts : elle a donné son nom à une grande école de peinture dont Raphaël et Jules Romain sont les plus illustres représentants. Histoire. Rome a été fondée en 754 ou 753 av. J.-C. Elle se composa d'abord d'une enceinte fortifiée (Roma quadrata),dont on a retrouvé récemment des vestiges, où pouvait se réfugier, en cas de danger, la population d'alentour. La ler période de son histoire jusqu'en 510 est tout à fait légendaire. Rome fut d'abord gouvernée par des rois, Romulus, Numa, Tullus Hostilius. Ancus Marcius, sur lesquels nous ne savons rien de certain. Des luttes paraissent avoir éclaté à cette époque entre les rois et les patriciens ; Rome s'étendit jusqu'à l'embouch. du Tibre, détruisit Albe, conquit une partie du Latium et de la Sabine. Peut-être fut-elle occupée par les Etrusques avec le tyran Tarquin l'Ancien (614-576), qui l'embellit et l'agrandit, et qui eut pour successeurs l'Etrusque Mastarna, ou Scrvius Tullius (576-534), et Tarquin le Superbe, qui fut renversé par les nobles (510). La période républicaine (510-30 av. J.-C.) fut d'abord marquée par des luttes violentes entre plébéiens et patriciens. Ceux-ci avaient créé deux Consuls annuels, maîtres absolus de l'Etat, qui ne pouvaient être plébéiens. Ils avaient aussi créé la Dictature, magistrature exceptionnelle (vers 501). Les plébéiens, nombreux, réclamèrent bientôt des réformes, telles que l'abolition des dettes. Devant les refus des patriciens, ils se retirèrent sur le mont Maudit (Aventin, mons sacer). Ils obtinrent alors des tribuns (493). Des édiles plébéiens et patriciens furent créés, et la première loi agraire fut proposée par Sp. Cassius (486). Des comices par tribus, opposés aux curies patriciennes, furent fondés (470) ; après 10 ans de luttes (461-451), la loi des XII tables fut promulguée par les décemvirs ; les plébéiens obtinrent la communauté des mariages (444), la même année où les patriciens créaient la censure. Ils obtinrent encore les fonctions de tribun militaire avec pouvoir consulaire, purent parvenir à la questure, an consulat (366), à la dictature (355), à la censure (550), à la préture (337), aux sacerdoces (302). Pendant ce temps, Rome battait les Latins au lac Régille (496?), soutenait contre les Sabins, Eques, Volsques, etc., des luttes obscures, et détruisait Veïes (395). Mais, prise par les Gaulois après la bataille de l'Allia (390), elle fut en partie brûlée.—La guerre samnite, qui s'engagea ensuite (343-272), embrassa presque toute l'Italie ; elle eut pour résultat, malgré les ligues du Samnium, de l'Etrurie et de l'Ombrie, malgré la résistance de Tarente et l'intervention armée de Pyrrhus, de donner à Rome la possession de presque toute l'Italie centrale et méridionale (264) : dès lors la puissance de Rome était fondée ; la période héroïque des Décius, des Fabricius, etc., était finie. — Portant ses armes hors de l'Italie, Rome attaqua Carthage et lui ravit la Sicile occidentale (lre guerre punique, 264-241), puis, après lui avoir en pleine paix enlevé la Sardaigne, après avoir conquis moitié au moins de la Gaule Cisalpine et partie de l'Illyrie, elle soutint contre Hannibal la 2e guerre punique, où elle pensa périr sous les coups de son redoutable adversaire (219-202), mais dans laquelle elle finit par triompher, et ajouta à ses possessions la Sicile orientale et l'Espagne. Dans le siècle suivant, on voit Rome se fortifier en Espagne, soumettre la Cisalpine, l'Illyrie, anéantir la Macédoine (148) et la Grèce (146), qui furent réduites à l'état de provinces, abattre définitivement Carthage (146), chasser les Séleucides de l'Asie Mineure et les refouler au delà du Taurus. De 146 à 133, Viriathe et Numance succombent ; la Lusitanie et les Callaïques (Galice) sont conquis. Vers 125 commence à se former en Gaule la Province romaine, qui, s'agrandissant rapidement, s'étend bientôt de Nice à Toulouse ; de 112 à 101, les Romains, après avoir abattu Jugurtha, s'emparent de la Numidie et morcellent le reste de ses Etats. Puissante au dehors, Rome subit à l'intérieur des crises morales, sociales, politiques : un esprit nouveau, dû surtout à l'influence grecque, anime la société romaine, enrichie et éprise du luxe ; de graves problèmes se posent au sujet des esclaves, si malheureux et si nombreux, des prolétaires qui affluent dans Rome, des Italiens qui réclament le droit de cité. Tib. Gracchus croit trouver un remède dans les lois agraires (133), Gaius, son frère, dans une sorte de dictature (132), mais ils échouent. Cependant les esclaves se révoltent (138-132,101), les Cimbres et les Teutons menacent l'Italie, sauvée par Marins (113-101), Mithridate soulève l'Orient (88-64), et les Italiens organisent la guerre sociale (90-88). La lutte est alors déchaînée dans Rome entre le parti aristocratique, qui voudrait maintenir la constitution républicaine, et la démocratie, qui s'achemine rapidement vers le Césarisme. Les démocrates triomphent avec Marius, que soutient le tribun Saturninus ; les nobles avec Sylla (82-78). Le faible Pompée ne peut dominer les partis ; Catilina conspire (65-62), et César apparaît. Il forme le 1er triumvirat avec Crassus et Pompée (60-53), lutte ouvertement contre ce dernier (49) avec l'appui du parti démocratique, s'empare du gouvt, mais est assassiné (44). Le 2e triumvirat se forme entre Octave, Antoine et Lépide. Les aristocrates sont battus à Philippes (42) ; Lépide est écarté du pouvoir, Antoine battu à Actium, et Octave, devenu Auguste, et proclamé empereur (imperator), organise le principat, qui l'ut la première forme de l'Empire. L'histoire de l'Empire comprend plusieurs périodes : 1° d'Auguste à Nerva (96 ap. J.-C.) les empereurs affectent de conserver les anc. institutions. C'est le principal, marqué par le règne réparateur d'Auguste (Voy. ce nom), dont les premiers successeurs furent funestes ou odieux, Tibère, Caligula, Claude, Néron. La famille d'Auguste s'éteint avec ce prince. Galba, Othon, Vitellius se disputent à main armée l'Empire, qui est pacifié par les Flaviens, Vespasien, Titus et Domitien. Dans cette période, la Bretagne (Angleterre) est conquise. — 2° (96-193). La monarchie absolue se fonde avec les successeurs de Nerva : Trajan, Hadrien, Antonin, Marc-Aurèle, qui se succèdent par adoption, suivis de l'indigne Commode ; l'Empire s'accroît pour un temps de la Mésopotamie et de la Dacie (Voy. TRAJAN) ; la paix romaine règne sur 120 millions d'hommes ; les lettres, les arts, la science du droit brillent d'un vif éclat ; le christianisme se fonde, malgré les persécutions. — 3° De 193 à 284, l'anarchie militaire est au comble. Les empereurs sans autorité, nommés et renversés par les soldats, se succèdent rapidement ; parmi eux, Septime Sévère, Caracalla, Macrin, Héliogabale, Alex. Sévère, Maximin, les Gordiens, Philippe l'Arabe, Gallien, Claude II, Aurélien, Tacite, Probus, etc. Une partie de l'Orient se soulève avec Zénobie (Palmyre), la Gaule avec Postumus et Victorin ; les invasions barbares commencent. 4° (284-395). Avec Dioclétien, la monarchie impériale prend un caractère religieux. La tétrarchie (Voy. ce mot) est organisée par Dioclétien. Un monde nouveau se forme ; le christianisme possède, à partir de Constantin, une existence officielle ; Constantinople est créée ; Rome n'a plus que le nom de capitale. L'empire a reculé en Mésopotamie, en Arménie, en Dacie ; les Goths et les Alamans deviennent de plus en plus menaçants sous Julien et Théodose. Après la mort de ce prince (395) les Barbares se répandent dans l'empire : Visigoths en Italie ; Alains, Suèves, Vandales, Burgundes, Franks, etc., en Afrique, en Espagne, en Gaule ; Saxons dans la Grande-Bretagne ; toutes les provinces, hors l'Italie, sont successivement abandonnées ; enfin l'Italie elle-même est conquise et devient un royaume à part sous Odoacre, roi des Hérules (476). Rome, pendant ce temps, est prise par Alaric (410), par Genséric (455), par Odoacre (476). Elle eut encore à souffrir cruellement pendant la guerre que fit Théodoric aux Hérules, et pendant celle que fit Juslinien. aux Visigoths pour leur reprendre l'Italie ; Théodoric, Bélisaire, Vitigès l'emportèrent successivement, et sa dépopulation, sa détresse s'accrurent de jour en jour. Depuis 404, les empereurs résidaient surtout à Ravenne. Sous la domination byzantine, elle fut soumise nominalement aux exarques, plus réellement au pape, dont le pouvoir politique grandissait. Sous Léon III l'Iconoclaste, elle se souleva contre l'exarque à l'occasion des persécutions dirigées contre le culte des images, et forma, vers 730, une république gouvernée par les papes ; menacée tour à tour par les empereurs de Constantinople et par les Lombards, elle demanda l'appui des rois franks. Après la chute de l'exarchat et du royaume des Lombards, Rome prospéra grâce à la protection de Pépin et de Charlemagne (Voy. ETATS ROMAINS). Mais l'anarchie recommença bientôt, et Rome fut pillée sous le pontificat de Sergius II par les musulmans. Nicolas Ier se déclara indépendant du pouvoir temporel, mais ses successeurs eurent à lutter contre les barons romains, et Rome partagea les misères du reste de l'Italie. Envahie par les Allemands d'Arnulph (896), elle est ensanglantée par le comte Théophylacte, sa femme Théodora, sa fille Marozia, ses petits-fils Jean XI et Albéric. Otton Ier s'y fait couronner empereur (962), et dompte les factions ; mais le désordre s'accroît sous Otton II, Otton III (Voy. CRESCENTIUS) et Henri II. Henri III rétablit l'ordre à Rome et dans l'Eglise, mais bientôt Rome eut à souffrir des luttes des papes et des empereurs. Henri IV, après trois sièges (1081, 82 et 83), prit Rome et en chassa Grégoire VII (1084). Pendant les querelles d'Innocent II et d'Anaclet II (1140, etc.), Arnaud de Brescia établit à ; Rome la république et un sénat, et la ville ne se soumit qu'en 1149 ; Grégoire IX s'enfuit devant Frédéric II marchant sur Rome (1241) ; en 1281, les nobles, maîtres à Rome, refusèrent d'y recevoir le pape Martin IV ; en 1309, Clément V, pour s'assurer la protection de la France, transporta le siège pontifical à Avignon ; en 1347, profitant de l'absence des papes, Rome rétablit la république, mais cet état de choses ne dura pas ( Voy. RIENZI). Les ruines s'amoncelèrent dans la ville abandonnée, et la vie se concentra dans la cité Léonine, fortifiée jadis contre les Sarrasins. Le retour des papes (1377) y ramena quelque prospérité. Après les agitations du xve siècle, auxquelles se mêlèrent les Colonna et les Orsini (Voy. ces mots), Rome commença à sortir de ses ruines. Occupée par Charles VIII (1495), saccagée par le connétable de Bourbon (1527), elle devint plus calme dans la seconde moitié du xvIe» siècle. Déjà les papes Jules II et Léon X l'avaient embellie ; leurs successeurs, et surtout Sixte-Quint, marchèrent sur leurs traces. Elle devint plus que jamais le rendez-vous des pèlerins, des voyageurs, des artistes et des savants. La Révolution française vint à la fin du xvIIIe siècle troubler cette tranquillité : Berthier enleva Rome au pape et y proclama la république (1798) ; la paix de Lunéville (1801) la rendit à Pie VII, mais en 1808 Napoléon réunit à l'empire français Rome avec la plus grande partie de l'Etat ecclésiastique (le reste fut annexé au roy. d'Italie) ; il la déclara seconde ville de l'empire, en fit le ch.-l. du dép. du Tibre, et lui donna un préfet français ; quand un fils lui fut né en 1811, il le proclama Roi de Rome. Les Etats pontificaux furent reconstitués en 1814, et le calme régna jusqu'en 1848 (Voy. PIE IX). Occupée par les Français de 1849 à 1870, Rome ne cessa dans cette période d'être réclamée par les Italiens, qui s'en emparèrent définitivement (sept.-oct. 1870). Liste des rois et des empereurs de Rome (Voy. en outre le mot PAPES) : Rois. Romulus, av. J.-C. 753 Tarquin l'Ancien, 014 Numa Pompilius, 714 Servius Tullius, 578 Tullus Hostilius, 671 Tarquin le Superbe, Ancus Marcius, 639 534-509 (N.-B. — Ces dates sont approximatives.) Consuls, de 509 à 29 av. J.-C. (Voy. l'Atlas univ.) Empereurs. Auguste, av. J.-C., 29 Philippe l'Arabe, 244 Tibère, ap. J.-C., 14 Dèce, 249 Caligula, 37 Gallus, Volusien et Hosti-Claude Ier 41 lien, 251 Néron, 54 Emilien, 253 Galba, 68 Valérien, 253 Othon, 69 Gallien, 260 Vitellius, 69 (Les 30 tyrans.) Vespasien, 69 Claude II, le Gothique, 268 Titus, 79 Quintillus, 270 Domitien, 81 Aurélien, 270 Nerva, 96 Tacite, 275 Trajan, 98 Florien, 270 Hadrien, 117 Probus, 276 Antonin, 138 Carus, 282 Marc-Aurèle et Lucius Ve- Carin et Numéricn, 284 rus, 161 Dioclétien, 284-305 Marc-Aurèle seul, 169 Maximien Hercule, Commode, 180 286-305 Pertinax, 193 Constance Chlore, Didius Julianus, 193 d'abord César, 292, Pescennius Niger, 193-195 puis Auguste, 305-306 Albinus, 193-197 Galère, César, 292, Septime Sévère, 193 Auguste, 305-311 Caracalla et Géta, 211 Sévère, César, 305, Caracalla seul, 212 Auguste, 306 Macrin, 217 Maximin II, Daïa, Cé-Héliogabale, 218 sar, 305, Aug., 308-313 Alexandre Sévère, 222 Licinius, Aug., 307-323 Maximin Ier, 235 Constantin Ier, 306-337 Les deux Gordien, 237 Constantin, seul, 323 Maxime Pupien et Balbin, 237 Constantin II, 337-340 Gordien III, le Pieux, 238 Constant Ier, 337-350. Constance II 337-361 Empire d'Occident. Magnence, 350-353 Honorius, 395 Constance, seul, 353-361 Valentinien III, 424 Julien l’Apostat, Pétrone Maxime, 455 Jovien, 363 Avitus, 455 Valentinien Ier, en Occident, 364-375 Majorien, 457 Valens, en Orient, 364-379 Libius Sévère, 461 Gratien, en Occident, 375-383 Anthémius, 467 Valentinien II, en Occident, 383-392 Olybrius, 472 Théodose, en Orient, seul, 379 392-395 Glycérius, 473 us Népos, L'histoire de l'anc. Rome a inspiré un grand nombre, d'ouvrages ; parmi les princip. on citera Polybe, Tile-Live, Tacite, Suétone, Florus, V. Paterculus, Denys d'Halicarnasse, Dion Cassius, Ammien Marcellin, etc. — Corpus Inscript, latin, (recueil d'inscript. romaines) ; parmi les modernes, Scriverius, Respublica romana (Leyde, 1626) ; Rollin, continué par Crevier, Histoire romaine ; Dezobry, Rome au siècle d'Auguste (1835 et 1846) ; Hist. romaine de Michelet ; Hist. romaine de Mommsen, trad. Alexandre et Cagnat ; la remarquable Hist. des Romains de Duruy ; Belot, Hist. des chevaliers romains ; Fustel de Coulanges, la Cité antique ; Willems, Droit public romain ; le Sénat de la Rép. romaine ; Walter, Hist. du droit romain ; Ortolan, Hist. de la législation romaine ; Boissier, la Religion romaine ; Promenades archéologiques ; P. Albert, Hist. de la littérature romaine ; J. Martha, Archéologie étrusque et romaine, etc.
Source: Dictionnaire Universel d'histoire et de géographie édité par M.N. Bouillet en 1914