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| Ville arrivée | Ville départ | Date départ | Date arrivée | Tarif TTC | Nom de la compagnie | |
|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-13 | 2011-06-19 | 92 € | Lufthansa |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-02 | 2011-06-05 | 97 € | Air France |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-13 | 2011-06-16 | 104 € | Lufthansa |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-06 | 2011-06-09 | 104 € | Lufthansa |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-04 | 2011-06-20 | 107 € | Air France |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-03 | 2011-06-21 | 107 € | Air France |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-02 | 2011-06-05 | 107 € | Air France |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-10 | 2011-06-19 | 108 € | Air France |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-12 | 2011-06-28 | 112 € | Lufthansa |
![]() | Vol Milan | Paris | 2011-06-06 | 2011-06-21 | 115 € | Lufthansa |
LOMBARDIE - Au moyen âge on donnait ce nom à toute la partie de l'Italie occupée par les Lombards ; elle se composait de l'Italie septentrionale, d'une partie de l'Italie centrale et de presque toute l'Italie méridionale. On la divisait en 32 duchés, dont les principaux étaient ceux de Frioul, de Spolète et de Bénévent ; la capitale générale était Pavie. On la partageait aussi géographiquement en huit régions : 1° Austrie, au N.-E. ; 2° Neustrie, au N.-O. ; 3° Flaminie et partie de l'Emilie ; 4° Tuscie lombarde ; 5° duché de Spolète ; 6° duchés de Bénévent et de Salerne ; 7° Istrie ; 8° exarchat de Ravenne et Pentapole (les Lombards ne possédèrent ce dernier pays que peu de temps). — Dans les temps modernes, malgré la destruction de l'empire des Lombards, le nom de Lombardie continua de subsister, mais il désigna spécialement l'Italie septentrionale, l'anc. Gaule Cisalpine. Ainsi comprise, la Lombardie, qui répondait à peu près à l'ancien duché de Milan, était bornée au N. par les cantons suisses du Tessin et des Grisons, à l'O. par le Tessin et le lac Majeur, qui la séparaient du Piémont, au S. par le Pô, qui la séparait de l'anc. duché de Modene et du Ferrarais, à l'E. par le Mincio, qui la séparait de la Vénétie. Elle comptait env. 3 500 000 hab.et avait pour capit. Milan. — Depuis sa réunion au royaume d'Italie, elle forme 8 provinces, portant le nom de leurs chefs-lieux : Bergame, Brescia, Côme, Crémone, Mantoue, Milan, Pavie et Sondrio. Sa superficie comprend 23 507 kil.car. et sa population est de 4 014 000 hab. La Lombardie est en majeure partie constituée par les plaines. La partie septentrionale seule, adossée aux Alpes, est montueuse, dominée par le massif de Bernina, les monts de la Valteline et du Bergamasque. Elle est arrosée par de nombreux cours d'eau, tous affluents du Pô : le Tessin, l'Olona grossi du Lambro, l'Adda, l'Oglio et le Mincio. La Trebbia, affluent de la rive droite du fleuve, ne lui appartient que pour sa partie inférieure. C'est en Lombardie que sont situés presque tous ces lacs si pittoresques de la Haute-Italie : Majeur, de Lugano, de Corne, d'Iseo et de Garde. Le climat, froid dans les régions montagneuses, est chaud dans les plaines, et généralement salubre. Le sol est presque partout d'une grande fertilité, encore augmentée par une culture très soignée, ce qui fait de tout ce pays un jardin délicieux. Les principaux produits sont les céréales, le maïs et surtout le riz ; on y cultive aussi avec succès le chanvre, le lin, les plantes oléagineuses, l'olivier, le citronnier, l'oranger, le grenadier, etc. ; les pâturages, nombreux et excellents, nourrissent beaucoup de bestiaux. En outre on s'y livre à l'élève des abeilles, qui donnent un miel estimé ; à celle du ver à soie, qui produit chaque année plus de 2 millions de kilog. de soie grège. Le pays contient de riches mines de cuivre, de fer, de plomb, d'alun, dans les provinces de Côme et de Bergame, et des carrières de marbre, d'albâtre et autres minéraux utiles. Les principaux produits de l'industrie sont les soieries, les draps, les lainages, les cotons imprimés, les fils et toiles de lin, la verrerie, le papier, la chapellerie, la poterie, les fromages, les ouvrages en paille d'Italie, etc. — Cette partie de l'Italie, après avoir été occupée par les Gaulois et les Romains (Voy. GAULE CISALPINE), fut conquise par les Lombards en 568 ; elle leur fut enlevée par Charlemagne en 774, et passa ensuite à ses successeurs, sous le nom de Royaume d'Italie. Pendant les guerres des Guelfes et des Gibelins, elle se rendit indépendante, et il s'y forma une foule de petites républiques (Milan, Pavie, Crémone, Venise, Modène, Padoue, Plaisance, Ferrare, etc.), qui figurèrent pour la plupart dans le parti guelfe. Le plus souvent elles se faisaient la guerre, mais au XIIe siècle plusieurs d'entre elles se réunirent pour opposer une digue à la puissance des empereurs, et formèrent en 1167, sous le patronage du pape Alexandre III, la 1re Ligue lombarde, qui vainquit Fréd. Barberousse (1175-83), et le força à reconnaître l'indépendance des villes lombardes. En 1225, il se forma, contre l'empereur Frédéric II, une 2e ligue lombarde, soutenue également par les papes, et qui, après diverses vicissitudes, finit aussi par triompher (1249) : Milan fut l'âme de toutes deux. Après la victoire, des tyrans surgirent presque dans chaque ville lombarde ; enfin, au XIVe siècle, toute la Lombardie riveraine du Pô fut soumise soit aux ducs de Milan, soit à Venise. Les Etats restés libres étaient Mantoue, Modène et Ferrare, Gênes, le Piémont et plus tard Parme. Longtemps la France et l'Autriche se disputèrent le Milanais (Voy. duché de MILAN) : il finit par rester à la branche espagnole de la maison d'Autriche, qui le conserva jusqu'au commencement du XVIII siècle. En 1714, après la guerre de la succession d'Espagne, il fut donné à l'Autriche, qui se fit confirmer dans sa possession au congrès d'Aix-la-Chapelle (1748). Les Autrichiens perdirent pendant quelques années la Lombardie, d'abord par suite de la création de la République Cisalpine(1797), puis lors de la formation du nouveau Royaume d'Italie (1805) ; mais ils se la firent rendre en 1815, et, la réunissant à la Vénétie, en formèrent le Royaume Lombard-Vénitien. En 1848, la Lombardie, aidée du Piémont, tenta de s'affranchir ; mais, après la défaite de Novare (23 mars 1849), elle retomba sous le joug de l'Autriche. Enfin, en 1859, à la suite de la brusque invasion des Autrichiens dans le Piémont, ceux-ci, vaincus à Magenta et à Solférino par l'armée franco-sarde, se virent rejetés dans la Vénétie. La convention de Villa franca (12 juillet) leur enleva la Lombardie, que l'empereur François-Joseph céda à Napoléon III. Celui-ci la donna aussitôt au roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel.
Source: Dictionnaire Universel d'histoire et de géographie édité par M.N. Bouillet en 1914