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| Darwin Airline | Swiss |
| Ville arrivée | Ville départ | Date départ | Date arrivée | Tarif TTC | Nom de la compagnie | |
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![]() | Vol Geneve | Paris | 2011-06-10 | 2011-06-14 | 95 € | Air France |
![]() | Vol Geneve | Nice | 2011-06-02 | 2011-06-09 | 95 € | FlyBaboo |
![]() | Vol Geneve | Nice | 2011-05-27 | 2011-06-12 | 97 € | FlyBaboo |
![]() | Vol Geneve | Paris | 2011-06-01 | 2011-06-05 | 106 € | Air France |
![]() | Vol Geneve | Paris | 2011-06-13 | 2011-06-28 | 107 € | Air France |
![]() | Vol Geneve | Paris | 2011-06-12 | 2011-06-27 | 107 € | Air France |
![]() | Vol Geneve | Nice | 2011-06-13 | 2011-06-28 | 111 € | FlyBaboo |
![]() | Vol Geneve | Nantes | 2011-05-26 | 2011-06-02 | 250 € | Air France |
SUISSE ou CONFEDERATION HELVETIQUE - en allemand Schweiz, l'Helvétie et partie de la Rhétie des anciens ; un des Etats de l'Europe centrale, a pour bornes : au N. l'Alsace-Lorraine et le grand-duché de Bade (Rhin et lac de Constance) ; au N.-N.-E. le lac de Constance, à l'E. le Vorarlberg et le Tyrol ; au S. l'Italie ; au S.-S.-O. et à l'O. la France; s' étendant entre 3° 40'-8° 8' long. E., 45° 50'- 47° 48' lat. N.; sa superficie est de 41 389 kil. car. et sa population de 3 300 000 hab., soit 80 par kil. car. (d'après leur langue maternelle, 71 pour 100 de la population parlent l'allemand, 22 pour 100 le français, 5 1/2 pour 100 l'italien et 1 1/3 pour 100 le romanche) ; capit. fédérale, Berne (jusqu'en 1848, Zurich, Berne et Lucerne étaient capitales à tour de rôle). Le pays tire son nom de la ville et du canton de Schwytz, qui furent en 1308, avec les deux autres cantons primitifs (Urkantone) d'Unterwalden et d'Uri, le noyau de la fédération. La Suisse est le pays le plus élevé do l'Europe. Elle comprend trois régions distinctes : la région alpestre, au S. et au S.-E. ; la région jurassique, à l'O. et au N.-O.; au centre la région des hautes plaines, qui s'étendent du lac Léman au lac de Constance. 1° La REGION ALPESTRE est couverte par les puissantes ramifications des Alpes Centrales : Alpes Pennines avec le Mont Rose (4626 m.) et le Grand St-Bernard ; Alpes Bernoises avec le glacier de l'Aletsch, que dominent les pics de la Jungfrau et du Finsteraarhorn, dépassant 4 000m ; le Massif dit Saint-Gothard, celui du Tœdi (3623 m.), le Sœntis, dominant les massifs de St-Gall et d'Appenzell. Extérieurement à ces masses se développent sur l'E., le S.-E. et le S. le Rhæticonet les Alpes des Grisons, qui tendent dans la direction du Tyrol, et dans l'Engadine, le massif de la Bernina (4052 m.), entre l'Adda et l'Inn. — 2° La REGION JURASSI QUE comprend quelques-uns des sommets les plus élevés de ce système. Il s'étend du S.-O. au N.-E. le long de l'Orbe, du lac de Neuchâtel, de la Thièle et de l'Aar jusqu'au S. de Waldshut. Les monts Suchet, le Chasseron (1 611 m.) et le Chasserai en sont les points culminants. — 3° La REGION DES HAUTES PLAINES, qui a de 348 à 440 m. d'élévation moyenne, est parsemée de hauteurs qui ne rompent en rien, du reste, la configuration de l'ensemble. Le grand cours d'eau national de la Suisse est l'Aar, qui la divise en 2 parties, grossi à droite de la Reuss et de la Linth ou Limmat, à gauche de la Sarine et de la Thièle. Le Rhin, le Rhône et l'Inn lui appartiennent pour leurs sources et leurs cours supérieurs, en même temps que le Tessin. — Le pays est célèbre pour la beauté et la variété des sites (glaciers, pics de toutes formes, lacs, sources, vallées, etc.), ainsi que pour la salubrité de l'air ; il a quelques mines (fer, cuivre, plomb, cristal, soufre, asphalte), de beaux marbres, des eaux minérales renommées. Mais le climat est généralement froid ou humide, et le sol stérile ou peu fertile. Cependant les plateaux de médiocre hauteur et les vallées produisent des grains et offrent d'admirables pâturages. On y compte beaucoup de lacs, notamment ceux de Genève ou lac Léman, de Constance, de Lucerne ou des Quatre-Cantons, de Zurich, de Neuchâtel, de Bienne, de Thoune, de Brienz, de Wallenstadl, de Morat. Parmi les eaux minérales et thermales, on cite celles de Baden (Argovie), Blumenstein, Gurnigel (Berne), Lavey, Bex (Vaud), Louèche (Valais), Ragatz (St-Gall), St- Moriz (Grisons), etc. Les cantons d'Uri, de Schwytz, d'Unterwalden, le Valais et les Grisons sont très pauvres ; les autres au contraire, notamment Berne, Bâle, Vaud, Genève, Zurich, sont industrieux et fort riches. En général, le Suisse est actif, économe, probe et loyal, très attaché à son pays (on connaît l'effet que produisaient sur les Suisses qui servaient à l'étranger les airs nationaux, notamment le fameux Ranz des Vaches). La Suisse se divise en 22 cantons, qui pour la plupart prennent le nom de leur capitale. En voici la liste, d'après le rang qu'ils occupent dans la Confédération : 1. Zurich, 2. Berne, 5. Lucerne, 4. Uri, 5. Schwytz, 6. Unterwalden, 7. Claris, 8. Zug, 9. Fribourg, 10. Soleure, 11. Bâle, 12. Schalfliouse, 15. Appenzell, 14. Saint-Gall, 15. Grisons, 16. Argovie, 17. Thurgovie, 18. Tessin, 19. Vaud, 20. Valais, 21. Neuchâtel, 22. Genève. Plusieurs cantons ont des subdivisions : Bâle se divise en Bâle-Ville et Bâle-Campagne ; Unterwalden en Obwald et Nidwald ; Appenzell en Rhodes intérieures et Rhodes extérieures ; les Grisons se divisaient autrefois en trois ligues : Ligue Supérieure, L. Cadée et L. des Dix-Juridictions. — Des 22 cantons, 8 sont au N. : Bâle, Soleure, Argovie, Zurich, Schaffhouse, Thurgovie, St-Gall, Appenzell ; 12 au centre : Zug, Schwytz, Claris, Grisons, Uri, Unterwalden, Lucerne, Berne, Fribourg, Neuchâtel, Vaud, Genève ; 2 au S. : Valais, Tessin. Les plus vastes sont les Grisons, Berne (c'est aussi le plus peuplé : 540 000 hab.), le Valais, Vaud, Tessin ; les plus petits Schaffliouse, Genève et Zug. Pendant longtemps, de 1513 à 1798, la Suisse ne compta que 13 cant. : Berne, Zurich, Lucerne, Fribourg, Uri, Schwytz,Unterwalden, Zug.Glaris, Bâle, Soleure, Schaffliouse et Appenzell. On y distinguait, en outre, des pays sujets et des alliés. Les Pays sujets ou vassaux des 13 cantons étaient : au N. et à l'E. le comté de Bade avec Bade, les Bailliages libres avec Bremgarlen et Muri, la Thurgovie avec Frauenfeld, le Rheinthal avec Reineck, le comté de Sargans, le Gaster avec Utznach, et la ville de Rapperschwyl ; à l'O. les bailliages de Morat, Granson, Orbe, Schwarzenburg ; au S., les gouv. de Lugano, Locamo, Mendrisio, Valmaggia, les bailliages de Bellinzona, Val Blegno, Riviera. Les Alliés des 15 cantons étaient l'abbaye et la ville de St-Gall, la ville de Bienne, les trois Ligues grises, la république du Valais, les villes de Mulhouse, de Rottweil et de Genève, la principauté de Neuchâtel, l'évêché de Bâle. De 1798 à 1815, la division territoriale de la Suisse subit diverses modifications qui portèrent le nombre des cantons à 19 ; il fut enfin élevé à 22 en 1815. Les Suisses ont été longtemps réputés par toute l'Europe pour leur bravoure : longtemps ce peuple a gardé la coutume de prendre service dans les armées étrangères (notamment en France et en Italie), usage qui a presque cessé à la révolution de 1830 ; ils se sont rendus célèbres, surtout en France, par leur fidélité et leur dévouement. Les principales industries en Suisse sont l'horlogerie, pour laquelle elle tient le premier rang en Europe, et la joaillerie ; pour l'industrie du coton elle vient après l'Angleterre, la France et l'Allemagne ; pour les soieries elle n'est dépassée que par la France ; la fabrication des fromages est aussi une des branches très considérables de l'industrie helvétique. Puisque les Suisses l'ont officiellement reconnue et dénommée (Fremden-Industrie), nous ne pouvons pas oublier l'« industrie des étrangers », représentée par la considérable somme d'argent que laissent tous les ans en Suisse les milliers de touristes qu'y attirent les charmes du pays, le confort des hôtels et la facilité des moyens de transport. Il s'y fait un grand commerce de transit. — Le gouvernement, partout républicain, varie dans ses formes pour chaque État. Des 13 cantons primitifs, trois étaient .aristocratiques (Berne, Lucerne, Fribourg), six étaient démocratiques (Uri, Schwytz, Unterwalden, Zug, Glaris, Appenzell), les quatre autres mi-partis. Depuis l'établisse ment des 22 cantons, les formes du gouvernement se sont simplifiées : l'aristocratie a perdu ; le gouvernement est devenu de plus en plus démocratique. L'autorité fédérale est exercée par 3 pouvoirs : 1° l'Assemblée fédérale, pou voir législatif, composée du Conseil national et du Conseil des Etais ; 2° le Conseil fédéral, pouvoir exécutif ; 3° le Tribunal fédéral, pouvoir judiciaire, chargé de juger les différends entre les cantons et les cas de haute trahison. Le Conseil national est composé de 135 membres (un député pour 20 000 hab.) élus pour trois ans. Le Conseil des Etats compte 44 membres (deux par canton). Le Conseil fédéral est formé de 7 membres élus pour trois ans par l'Assemblée fédérale. Le président de ce conseil porte le titre de Président de ta Confédération. Il est nommé pour une année et n'est pas rééligible deux ans de suite. Les assemblées fédérales ou diètes se tinrent longtemps à Bade en Argovie ou à Frauenfeld ; puis alternativement à Zurich, à Berne et à Lucerne ; depuis 1848, les autorités fédérales siègent constamment à Berne. (Voy. l'art, DIETE). — Pour la religion, le pays est partage entre le Catholicisme et le Calvinisme : on compte 9 cantons catholiques (Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwalden, Zug, Fribourg, le Tessin, le Valais, Soleure), 7 cantons réformés (Zurich, Berne, Bâle, Schaffliouse, Vaud, Genève, Neuchâtel), 6 cantons mixtes (Argovie, Glaris, Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell, les Grisons) ; la liberté des cultes est garantie. — L'instruction est très répandue en Suisse : l'instruction primaire est obligatoire pour tous et gratuite pour les pauvres. Il y a trois universités : Bâle, Zurich et Berne ; Genève et Lausanne ont, sous le titre l'Académies, des établissements de haute instruction, analogues à nos facultés, et Zurich a une école polytechnique, à bon droit renommée. La Suisse possède 4 évêchés catholiques, dont les sièges sont établis à Fribourg, à Coire, à Sion, à Soleure et un vicariat apostolique dans le Tessin. L'ordre de Jésuites est depuis 1847 exclu de toute la Confédération. — Les voies de communication de la Suisse sont nombreuses et ne font qu'augmenter tous les jours. Les grandes routes, admirablement entretenues et qui atteignent souvent des altitudes considérables, peuvent être prises comme modèles. Le réseau des ch. de fer comprend 3 020 kil. en exploitation ; et les lignes télégraphiques -appartenant à l'Etat mesurent 7 200 kil. de longueur. — On parle en Suisse deux langues surtout : le français (dans les cantons de Neuchâtel, de Genève, de Vaud, du Valais, de Soleure, etc.) et l'allemand (à Berne, Bâle, Zurich et dans tout l'E.) ; dans le Tessin domine l'italien; parmi les Grisons le roman, sorte de latin corrompu ; de plus, il existe un patois dit welche, en usage dans le bas peuple des cantons français. Parmi le grand nombre d'hommes illustres qu'a produits la Suisse, outre les patriotes qui fondèrent son indépendance, brillent surtout les frères Bernoulli, Euler, J.-J. Rousseau, Gessner, Lavater, Jean de Muller, Bonnet, Necker, les Saussure, Tronchin, etc. Histoire. — La Suisse a eu pour population primitive les habitants des cités lacustres, auxquels succédèrent à l'époque historique les Helvètes (pâtres t), d'origine celtique. Ces peuples pauvres battirent Lucius Cassius (109), furent en partie entraînés dans l'invasion des Cimbres et des Teutons ; et, en 58 av. J.-C, essayant d'émigrer, furent battus et soumis par J. César. Réduite en prov. romaine (15 av. J.-C), l'Helvétie posséda des villes assez florissantes, Vindonissa (Windisch), Augusta Rauracorum (Augst), Octodurum (Martigny), etc., et fut sillonnée par des voies romaines ; mais du IIe au Ve siècle les Alamans et les Burgundes envahirent fréquemment le pays. Les Franks s'en emparèrent après la conquête de la Bourgogne (536) ; mais en l'ait l'Helvétie resta indépendante, appauvrie par les guerres, peu à peu civilisée par les évoques de Genève, Lausanne, Bâle, Coire. Constance, et par les moines, qui élevèrent les abbayes de St-Gall, Si-Léger (Lucerne), Glaris, Ste-Ursanne, etc., qui devinrent très prospères au temps des Carolingiens. En 888, Rodolphe de St-Maurice, qui se disait carolingien, se déclara roi de la Bourgogne Transjurane ; son fils Rodolphe II (912-937) aspira à la couronne d'Italie. Les évêchés étaient très riches, les monastères très puissants (Reichenau, Uri, Unterwalden, Einsiedlen, Dissentis, etc.); la féodalité s'était partout fondée. Mais après Conrad le Pacifique, Rodolphe III abandonna l'Helvétie à Conrad le Salique (1032). Alors se fondèrent les villes impériales (Bâle, Zurich, etc.) ; alors aussi l'anarchie régna dans tout le pays, surtout pendant la querelle des Investitures, quand les Zæliringen (1097-1218) soutinrent les Empereurs contre les papes. Les biens de celte famille se partagèrent au XIIIe siècle entre les maisons de Savoie et de Habsbourg. Rodolphe, héritier des comtes de Kybourg, agrandit ses domaines, acheta Fribourg, enleva Berne aux princes de Savoie, et leva des impositions sur le pays. Mais, quelques jours après sa mort (1291), les Waldslätten (cantons forestiers d'Uri, Schwytz, Unterwalden) formèrent une alliance pour résister aux prétentions des Habsbourg. Albert d'Autriche essaya de les soumettre, mais lut tué au passage de la Reuss (1308). Léopold fut battu à Morgarten (1315), Alors de grandes villes s'unirent aux 3 cantons, qui avaient rédigé en 1315 le pacte de Brunnen : Lucerne (1332), Zurich (1351), Glaris et Zug (1352), Berne (1555). Les Habsbourg durent signer la paix de Thorberg (1368). Plus lard on pensa rendre plus intéressante cette énergique résistance par la légende de Guillaume Tell et de la conjuration du Rutli. Cependant les ducs d'Autriche essayèrent de reprendre le pouvoir. Ils furent battus à Sempach et à Næfels (1386-88). Mais des guerres intestines comme celle de Toggenbourg mirent les Suisses aux prises les uns avec les autres : Zurich se sépara, et la dissolution de la ligue semblait imminente ; à la même époque, ils furent attaqués à l'improviste par la France, que l'emp. Ferdinand III avait appelée à son secours (1444), et seize cents d'entre eux furent exterminés, après une héroïque résistance, à la bataille de Sl-Jacques, par le dauphin (depuis Louis XI). Cependant tout rentra dans l'ordre en 1450 ; la paix fut conclue en 1453 avec la France, au service de laquelle les Suisses commencèrent à entrer. Mais bientôt la Suisse fut menacée par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne (1475), qui fut battu à Granson et à Morat (1476). L'Autriche essaya vainement de faire revivre ses prétentions. Elle dut, par la paix de Bâle (1499), reconnaître l'indépendance des cantons, qui s'adjoignirent Bâle (1501), Schaffliouse et Appenzell (1513). Fribourg el Soleure étaient réunis depuis 1481. Enfin les Ligues Grises formaient depuis la fin du XIVe siècle des alliances avec le Valais (1475) et les Grisons (1497) ; la conquête de Locarno, de Lugano (1513), etc., complétèrent la formation de la Suisse moderne. Recherchés comme soldats par toutes les puissances, les Suisses se signalèrent dans les guerres d'Italie (Marignan, etc..) et conclurent avec la France l'Alliance perpétuelle (1516). Agitée par la Réforme et ses conséquences pendant près de 2 siècles ( Voy. CALVIN, ZWINGLE, etc. ), la .Suisse put toutefois faire consacrer son indépendance par les traités de Weslphalie (1648). Au XVIIIe siècle, l'activité intellectuelle fut très vive à Genève (Voy. ABAUZIT, BONNET, BURLAMAQUI, PICTET, SAUSSURE, etc.), à Lausanne, à Bâle (Voy. BERNOULLI, EULER, etc.), à Zurich, etc. En 1789, la colonie suisse de Paris fonda le Club Helvétique ; les idées françaises se répandirent rapidement dans la Confédération, malgré le parti aristocratique et bourgeois. Bonaparte, après le traité de Campo-Formio (1797), envoya Brune en Suisse pour y fonder une constitution unitaire, trompé peut-être par les déclarations de quelques politiques suisses, tels que Ochs. Le 12 avril 1798 fut proclamée la République Helvétique une et indivisible, qui fut confirmée par la victoire de Stanz (9 sept.). Lors de la 2e coalition contre la France (1799), la Suisse devint le théâtre de la guerre et fut sur le point d'échapper à l'influence libérale de la France : la victoire de Masséna à Zurich rétablit cette influence. Après plusieurs changements successifs, et l'établissement provisoire de plusieurs constitutions éphémères, Bonaparte donna aux Suisses, le 19 février 1803, une organisation nouvelle, en 19 cantons, avec une diète de 25 membres. La Suisse devait rester neutre, mais amie de la France. Bonaparte prit le titre de Médiateur de la Confédération. Après la chute de Napoléon, 1814, l'ancienne Confédération fut rétablie sous la présidence de Zurich. Une nouvelle constitution, élaborée par la diète réunie à Zurich, fut signée le 7 août 1815, sous le nom de Pacte fédéral : l'admission du Valais, de Neuchâtel et de Genève, demandée par le Congrès de Vienne, porta alors le nombre des cantons à 22. Le traité de Paris de la même année reconnut la neutralité perpétuelle de la Suisse, et lui garantit l'intégralité et l'inviolabilité de son territoire dans ses nouvelles limites. La révolution française de 1830 eut son contre-coup en Suisse : Bâle se morcela en Bâle-Ville et Bâle-Campagne, 1833 ; le parti démocratique opéra une révolution dans le Valais en 1840 ; des troubles éclatèrent dans le Tessin en 1841 et à Genève en 1846. La courte guerre du Sonderbund (Voy. ce mot), heureusement terminée en 1847, amena la revision du pacte fédéral de 1815 et l'adoption de la constitution fédérale démocratique du 12 septembre 1848, modifiée en 1874, qui régit encore le pays.
Source: Dictionnaire Universel d'histoire et de géographie édité par M.N. Bouillet en 1914