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| AtlasJet | Turkish Airlines |
| Ville arrivée | Ville départ | Date départ | Date arrivée | Tarif TTC | Nom de la compagnie | |
|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | Vol Istanbul | Bruxelles | 2011-06-02 | 2011-06-09 | 170 € | Lufthansa |
![]() | Vol Istanbul | Nice | 2011-06-21 | 2011-06-28 | 171 € | Lufthansa |
![]() | Vol Istanbul | Bruxelles | 2011-06-21 | 2011-06-29 | 174 € | Lufthansa |
![]() | Vol Istanbul | Bruxelles | 2011-05-23 | 2011-05-30 | 176 € | Lufthansa |
![]() | Vol Istanbul | Mulhouse | 2011-05-21 | 2011-05-28 | 179 € | KLM |
![]() | Vol Istanbul | Paris | 2011-05-23 | 2011-06-08 | 180 € | Lufthansa |
![]() | Vol Istanbul | Toulouse | 2011-05-19 | 2011-05-23 | 182 € | KLM |
![]() | Vol Istanbul | Marseille | 2011-05-20 | 2011-05-26 | 184 € | KLM |
![]() | Vol Istanbul | Toulouse | 2011-05-23 | 2011-05-30 | 184 € | KLM |
![]() | Vol Istanbul | Paris | 2011-06-04 | 2011-06-11 | 187 € | KLM |
TURQUIE ou EMPIRE OTTOMAN - est encore aujourd'hui, malgré les pertes considérables qu'il a subies à la fin du XIXe siècle, un des plus vastes Etats du globe. Il se compose de deux parties : la Turquie d'Europe et la Turquie d'Asie, auxquelles on peut joindre : en Asie, les côtes occidentales de l'Arabie; en Afrique, la Tripolitaine, possession directe, et l'Egypte, possession vassale. L'Empire ottoman en Europe est borné : au N. par la Bulgarie, la Serbie et la Bosnie ; à l'O. par le Montenegro, la mer Adriatique ; au S. par le royaume Hellénique, l'Archipel, les détroits et la mer de Marmara ; à l'E. par la mer Noire. Sa superficie est réduite aujourd'hui à 221 000 kil. car., et sa population à 7 600 000 hab., chiffres qu'il faut encore ramener à 170 000 kil. car. et à 6 000 000 d'hab., si l'on en excepte la Bosnie et l'Herzégovine, qui peuvent être considérées désormais comme provinces intégrantes de la monarchie austro-hongroise. — L'empire ottoman tout entier, ou dans la plus large acception du mot a pour limites : à l'E. la Perse, le golfe Persique et l'intérieur de l'Arabie; au S. la mer des Indes, la Nubie et le Kordofan ; à l'O. le désert africain et la Tunisie. Son étendue est encore de 5 millions de kil. car. (la moitié de l'Europe), et sa population d'env. 40 millions d'habitants. Mais ces chiffres, on le comprend, n'ont rien de précis, car, en Afrique notamment, jusqu'où s'étend aujourd'hui l'autorité du sultan? Nul ne pourrait le dire. Les Turcs sont au nombre de 12 millions environ ; le reste se compose de Slaves, Grecs, Juifs, Arméniens, Syriens, Arabes, Francs, etc. ; la capitale est Constantinople. Toutes les possessions turques en Asie et en Europe se partagent en gouvts dits pachaliks ou eyalets, gouvernés par des pachas ou valis ; ces gouvernements, à leur tour, se subdivisent en sandjakats ou livahs, gouvernés par des sandjaks ou kaïmacans. — Les Turcs ont en général la physionomie grave ; ils sont grands, forts, c'est avant tout une race militaire. Ils dominent dans tout l'empire : les autres races sont tenues dans l'assujettissement et confondues sous le nom injurieux de raïas (troupeau). L'Islamisme (du rite sunnite) est la religion dominante, mais les autres religions sont tolérées ; l'Eglise grecque est régie par le patriarche de Constantinople, assisté d'un saint-synode. La langue, dialecte de celle du Turkestan, est pauvre, dure, et manque d'expressions pour tout ce qui a rapport aux arts et aux sciences. Les Turcs sont en effet presque universellement étrangers à toute culture intellectuelle ; cependant, depuis quelques années, de louables efforts ont été faits pour organiser l'instruction publique et répandre les connaissances utiles : une université a même été fondée à Constantinople en 1846. En fait de beaux-arts, les Turcs ne réussissent qu'à peindre ou à sculpter la nature inanimée (fleurs, arabesques, etc.) et à élever de jolies mosquées avec de hardis minarets. Le gouvernement est despotique ; le pou voir est héréditaire dans la famille d'Osman. Le chef de l'Etat se nomme Sultan, Padichah ou Grand Seigneur ; il réunit le pouvoir spirituel au pouvoir temporel, et se prétend successeur des califes. Son pouvoir est absolu : le semblant de constitution élaboré en 1877 sous le successeur d'Abdul-Aziz n'a jamais été sérieusement appliqué. Les principaux personnages après lui sont : le grand vizir (1er ministre), le capitan-pacha (amiral), le defterdar (ministre du trésor), le reïs-effendi (à l'extérieur), le kiaïa-bey ( à l'intérieur ) ; ces officiers, avec quelques autres, forment le divan ou conseil d'Etat. Le corps des ulémas, présidé par le mufti, a aussi part aux affaires, et limite jusqu'à un certain point le pouvoir du sultan. On nomme Porte ou Sublime Porte la cour de Turquie (Voy. PORTE). La couronne passe ordinairement à l'aîné de la famille, frère ou fils : L'administration est généralement très défectueuse : les pachas et sandjaks cumulent dans leurs provinces les pouvoirs militaire, civil et financier, et y exercent toutes sortes d'extorsions. Les raïas payent seuls l'impôt, qui n'est fixé que par le caprice des gouverneurs. La force militaire se compose d'une armée active (nizam), d'une réserve (redifs) et de troupes irrégulières (bachibouzouks) : toute la population mahométane est censée faire partie de l'armée et doit le service pendant 5 ans.
Source: Dictionnaire Universel d'histoire et de géographie édité par M.N. Bouillet en 1914